Le changement c'est maintenant

Le week-end qui suit le 21 mars est une date adéquate pour modifier nos horaires d'activité. Mais, cette année encore, nous restons contraints de modifier l'heure de nos montres.

Dimanche 28 mars, une minute après 1 h 59, vos montres numériques affichent 3 h. Vous vous levez plus tôt ce matin, et vous disposez de cette journée, chômée pour la plupart d'entre vous, pour habituer votre corps à cette élision d'une heure. 

A vrai dire cette modification ne vous saute pas aux yeux. Il fait jour quand vous sortez de chez vous, alors qu'il y a trois mois les enfants partaient pour l'école de nuit. 

Pourtant, vous vous en souvenez, Nous vous avons proposé dès la Saint-Valentin de commencer à modifier vos horaires. A cette époque, la durée du jour était approximativement équivalente à celle d'Halloween, où s'était imposé l'heure d'hiver. Depuis cette époque, le durée diurne a gagné une heure le matin, une autre le soir. De quoi réviser le programme de nos journées.

Encore cette année, le changement d'heure légale va imposer à tous les Européens une modification uniforme de leurs horaires. Tout change et rien ne change. Les horaires restent les mêmes, mais tout se passe une heure légale plus tôt. Y compris le couvre-feu de ce temps de Covid-19. Les parcs et jardins parisiens, qui d'ordinaire auraient dû offrir facialement deux heures supplémentaires d'ouverture, suivront les horaires sanitaires.

Nous qui privilégions la liberté individuelle au service du bien collectif, nous aurions préféré que chaque agent économique modifie ses horaires d'activité en tenant compte de ses spécificités. Les écoles pouvaient bien décaler leurs horaires d'une heure vers le matin, ce qui revenait au même pour tous les élèves. 

Quand les contraintes sanitaires seront levées, espérons que la fin des changements d'heure saisonniers permettra à chacun de retrouver la liberté d'aménager ses horaires. La modulation horaire pourra donner un cadre collectif.

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